GUERRE et P, Mon nouvel Album Yo, le 10 mai 2019

 

Près de deux ans de travail, 15 nouvelles chansons, soixante douze minutes de musique :

mon nouvel album “GUERRE et P” va sortir le 10 mai , plein comme un œuf !

 

Dans cette nouvelle fournée de galettes, je suis revenu a une écriture plus simple, inspirée en grande partie par le rap.

 


 

LA GENÈSE DU PROJET


 

C’est la tension géopolitique nationale et internationale généralisée, ainsi que la relecture des livres qu’ Alain (mon philosophe préféré) a écrit pendant et après la première guerre mondiale (« Mars ou la Guerre jugée », « souvenirs de guerre ») qui m’ont donné l’envie d’écrire sur la guerre et ses causes : la xénophobie, le communautarisme, le complotisme, les religions…

 

Lors de l’écriture de ces chansons, la paix, le pendant positif de la guerre, s’est imposé de lui-même comme thème à inclure à l’album : la famille, l’avenir, le bonheur des choses simples…

Puis, dans une petite dérive sémantique fantasque (Paix → Pets), ainsi qu’en réponse clownesque et désabusée à la problématique, une trilogie rap sur le thème des flatulences (fartologie) a jailli je ne sais trop comment de ma plume farfelue.

Enfin, le dérapage a encore un peu sévi sur la fin (Pets → Caca) et les deux dernières chansons (“Une superbe envie de chier” et “Défécation”) peuvent être vues dans le contexte général du projet comme une métaphore de l’état de notre vieux monde.

 

Pochette provisoire de l’album, en attendant de faire la vraie !


LES CHANSONS


15 chansons donc, qui forment 3 parties : la Guerre, la Paix, les Pets !

 

Partie I. LA GUERRE (et ses causes)

  • 1 « LE COMPLOTIN »  Reggae-Ska mettant en scène un petit complotiste  : « Avant je croyais à n’importe quoi / Comme toi /  Je gobais tout ce que disait l’état…». Ce fabuleux complotisme générationnel, qui ébranle les fondements de nos sociétés en créant une impossibilité de discussion entre des groupes fragmentés, n’ayant un rapport trop différent à la réalité.

 

  • 2 « XÉNOPHOBIE » Tango-chacha, qui traite de la difficulté d’accepter les différences de l’autre, que souvent l’on rejette instinctivement, du fait même de sa nature étrangère: « Ah mon Dieu, Ah mon Dieu / Ils le font exprès ou quoi ? / Ah mon Dieu, Ah mon Dieu / Les autres sont pas comme moi… »

 

  • 3 « À QUOI CROIENT LES CROYANTS » est une chanson d’inspiration reggaeton qui s’interroge sur les croyances réelles de ceux qui croient en Dieu. On cherche à pénétrer la psychologie de ceux qui ont  la foi, mais la foi en quoi en réalité ? Ce texte a la particularité de tenir 5 minutes avec une seule rime (men) comme pour venir appuyer le côté « bourrage de crâne » de l’éducation religieuse.

 

  • 4 « DIS DONC BUBARD » dont l’arrangement est une sorte de reggaeton orientalisant, traitant sur un ton taquin du terrorisme islamiste.  Entre autres choses, cette chanson aborde la tartuferie de la plupart des extrémistes, qui trouvent souvent dans ces formes suprêmes et guerrières de l’engagement religieux, l’occasion d’assouvir leurs bas instincts et pulsions.

 

  • « MAHOMET » D’inspiration chaâbi, c’est une longue chanson (6 minutes 25) sur les religions. Elle parle notamment de leur immuabilité et de leur enracinement politique au sein de nos sociétés. Tentant de comprendre l’impossibilité pour l’humanité de tourner la page vers l’avenir laïc qu’avait tenté d’instiguer les descendants de la philosophie des lumières, et cela malgré tous les dégâts que l’on voit commettre au nom des religions depuis toujours, et maintenant bien autant que jamais.

 

  • 6 « AVENIR » est une sorte de rhumba lente qui s’inspire de la chanson « Chan Chan » des Buena Vista Social Club.  Arrangée pour piano, contrebasse, guitare classique et congas, cette chanson est dédiée à mon fils Marcel.

 

  • 7 « À LA GUERRE COMME À LA GUERRE » est la chanson la plus directement inspirée d’Alain et de ses livres sur la guerre. Elle parle notamment du penchant violent naturel de l’homme – surtout de l’homme en foule – et de l’ambivalence de nos sociétés par rapport la violence : d’un côté bien-pensant on condamne la violence, et d’un autre, on la met constamment en exergue et on l’utilise (comme on le voit dans le cinéma, les jeux vidéo…). En toile de fond de cette chanson, il y a aussi  le mythe de « la bonne guerre », funeste tentation toujours ancrée dans l’inconscient collectif. 

 

Partie II. LA PAIX

  • 8 « PÂQUERETTE » est un morceau 6/8 d’inspiration médiévale et épique, petite respiration et transition vers les deux chansons suivantes et vers la paix, c’est-à-dire le bonheur des choses simples, la vie de famille et l’importance de l’Amour.

 

  • 9 « CACAOUETTE EST UN SQUELETTE » Le petit chat de la famille, Cacaouette, est mort. On l’enterre alors dans la forêt derrière la maison… Marcel, mon fils, bercé d’histoires de paléontologues et de dinosaures, n’a depuis ce temps qu’une idée en tête : aller déterrer ce pauvre Cacaouette. Le jeune aventurier espère ainsi ne pas rentrer bredouille d’une de ses fouilles archéologiques laborieuses, et trouver enfin, comme à la télé, un vrai squelette !

 

  • 10 « MANGE TES PÂTES AU THON » Dans cette sorte de samba, dont la grille harmonique n’est pas sans rappeler celles du grand  Steevie Wonder, Je vous raconte comment j’aime manger dans le silence, afin de mieux apprécier le grand art culinaire, surtout lorsqu’il s’agit de mes fameuses pâtes au thon dont j’ai le secret. Mais par malheur, pendant le repas, toute la famille commence à me tomber dessus…

 

Partie III. LES PETS (et le caca)

  • 11 « LE VIRTUOSE ANAL » Dans cette première chanson de la trilogie rap « fartologie » –  qui est actuellement « mise en clip » pour faire la promotion de l’album – Je suis pris de spasmes flatulents hors du commun,  et je m’envole. Tel un super-héros aux pouvoirs singuliers, je quitte l’atmosphère pour aller rejoindre la lune, afin d’y trouver refuge, sur les traces de Boris Vian (cf « Terre Lune »). Malheureusement, tout occupé à chanter mon refrain, je rate le lune, me retrouve au centre de la galaxie et me fait aspirer par l’énorme trou noir…

LE CLIP

*

 

  • 12 « FLATE YOU LENCE »  Deuxième volet de « fartologie » est un morceau de pur funk à l’ancienne. Écrite dans un anglais caricaturant le langage fleuri des films et des séries, avec un rap central en français, cette chanson raconte l’histoire d’une « funky-party » gâchée par l’arrivée de ce pauvre Yo, qui n’est visiblement toujours pas guéri de ses problèmes digestifs. Ce morceau a deja été mis en clip.

  • 13 « MON BAS DU DOS FAIT PAS DODO » Le lendemain de cette fameuse soirée et après une nuit d’abus alcooliques, je suis  maintenant au plus mal ! L’outrage olfactif qui en résulte au sein de l’open space où je travaille est tel, qu’on va m’enfermer dans les toilettes : « Et je meurs asphyxié, par mes propres pets, endormi / Tel Hendrix Jimmy est mort noyé dans son vomi… »

 

  • 14 « UNE SUPERBE ENVIE DE CHIER » Dans ce titre Bluesy au titre osé, je suis à la table de travail en train d’écrire. Je me sens très inspiré et tient peut-être le chef d’œuvre de ma vie… Malheureusement, une intolérable et grandissante envie me taraude le rectum…

 

  • 15 « DÉFÉCATION » Le titre de cette chanson semble laisser peu de doute quant à son contenu ! Pourtant, au détour de ce petit reggae, j’apporte mine de rien une solution aux conflits inter-religieux. Je propose en effet une nouvelle religion alternative, ma « propre » religion : le cacatholicisme. Je m’en auto-proclame prophète – car c’est moi qui l’a inventé – et qu’en outre,  ce statut privilégié va me permettre d’écouler énormément de disques, en décrétant mes chansons psaumes officiels, et les autres chansons hérétiques.

L’intégralité des textes, des compos et des arrangements ont été réalisés par mézigue.

Tout plein d’amis musiciens de hautes tenus sont venus enregistrer , vous saurez qui ça quand vous achèterez l’album  😉  

Allez salut les gens.

Yo.

Exemple d’arrangement : “A la guerre comme à la guerre” p9